THE HOOSIERS

THE HOOSIERS
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The Hoosiers c'est:
Irwin Sparkes, Alfonso Sharlando & Martin Skarendahl.
Irwin est le chanteur du groupe; Alfonso, qui ressemble à l'enfant mutant de Dave Grohl & de Mick Hucknall, est le batteur; et le suédois ♥, Martin, le mec reservé (vous voyez le genre), est le bassiste.
Ah! Et aussi, Irwin est plutot du type petite chose bruyante...
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Comment ça a commencé...
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L'histoire de The Hoosiers commence au commencement. Irwin et Alfonso, amis de longue date, ont zappé la fac en Angleterre à la faveur d'un voyage initiatique aux States où, après quelques aventures, ils ont (pour)suivis des cours à l'Université d'Indianapolis, pendant plusieurs années, justifiées par une bourse pour le club de Football...
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Un nom quelque peu étrange...
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En Indiana, ils ont découvert, entre autres choses moins intéressantes qui ne méritent pas d'être mentionnées ici, les Hoosiers, les natifs d' Indiana. Cela dit, ils n'étaient pas particulièrement surpris de rencontrer des natifs d'Indiana en Indiana.
la légende dit que les Hoosiers descendent d'un certain Samuel Hoosier qui a vécu au début du XIXè siècle et qui est historiquement connu en qualité d'homme courageux et travailleur.
Le nom du groupe est en fait la corruption d'un mot français signifiant paresseux et qui renvoie à un groupe de gars à la morale fort discutable.
cette dernière interprétation est très probablement celle qui s'applique le mieux à la troupe de musiciens dont il est question ici. Mais ne leur dites pas!
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Leur amour de la musique... Et de Martin...
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Donc deux d'entre eux ont joués au football un an et deux mois avant que l'asthme d'Irwin et le stress/multiples fractures/entorses aux tibias/blessures de guerres d'Alfonso ne mettent définitivement à terme une carrière qui s'avérait pourtant extrêmement prometteuse.
Alf et Irwin se sont alors dit qu'il était grand temps de se concentrer sur la musique, qui avait toujours été leur première passion. En fait, la deuxième, la première étant leur passion pour la passion.
Il s'avérait que Martin suivait des cours à la London Music School de Londres lorsque le groupe faisait ses premiers enregistrements sous le nom de The Hoosiers Complex à son retour des US. C'était pas cher, efficace et poli.
Ils se sont aperçu qu'ils avaient les mêmes goûts musicaux: The Cure, The Police, Joni Mitchell, Stevie Wonder et ceux qui remuaient la scène rock comme The Strokes et The Hives.
Ensemble ils tombèrent amoureux de Supertramp, ELO, Neil Young, Sufjan Stevens, un des favoris du groupe et des couleurs de The Flaming Lips. Ces groupes ont fait le futur de The Hoosiers.
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Comment sonnent The Hoosiers...
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Le son du groupe est une pop bizarre, accrocheuse avec une certaine effronterie cinématique et une tournure multidimensionnelle. Worried about Ray est le single punchy, rythmée de The Hoosiers. C'est un avant gout de ce que le premier album de ce groupe a à offrir. Mr A et Worst Case Scenario puissants impudemment fun. Sadness Runs Through Him et Run Rabbit Run sont des titres introspectifs qui explorent le thème de l'arrivée à l'âge adulte et ses implications. Toutes ces choses sont vraies. Si vous n'êtes pas d'accord, ils vous casseront la gueule.
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Une dernière chose!
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Sinon, c'est un groupe qui déborde d'idées et d'énergie et leur marque de fabrique unique à base de pop bizarre est aussi rafraîchissante que leurs excentricités!
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Membres du groupe :
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Irwin Sparkes (guitar & vocals)
Martin Skarendahl (bass)
Alfonso Sharlando (drums)
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Localisation :
London, Royaume-Uni.
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Groupe rock : Indie / Pop.
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Album : The Trick To Life.
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Site Officiel : *
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Myspace : *
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Source : * *
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# Posté le samedi 22 novembre 2008 08:21

Modifié le vendredi 28 novembre 2008 14:48

THE TRICK TO LIFE

THE TRICK TO LIFE
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The Trick To Life
le premier album de THE HOOSIERS
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WORRIED ABOUT RAY
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WORST CASE SCENARIO
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RUN RABBIT RUN
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GOODBYE MR A
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A SADNESS RUNS THROUGH HIM
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CLINGING ON FOR LIFE
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COPS AND ROBBERS
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EVERYTHING GOES DARK
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KILLER
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THE TRICK TO LIFE
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MONEY TO BE MADE
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THE FELLING GET YOU WHEN
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# Posté le mercredi 26 novembre 2008 09:11

Modifié le vendredi 12 décembre 2008 15:55

IRWIN

♥ IRWIN ♥
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Irwin Sparkes:
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1.Il détient le record du monde de parler sans interruption sans faire attention au fait que cela intéresse les gens ou non.
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2.Il parle Anglais et Français niveau bac (10/20).
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3.S'est une fois déguisée en Pamela Anderson à l'occasion d'un casting pour Head Boy. Il n'y a pas obtenu le rôle.
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4.Continue d'acheter des vêtements qui lui iront plus tard quand il sera grand... dès qu'il a une minute.
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5.A acheté une fois des polos au rabais chez Boots et les a revendu à l'école en se faisant un benef de 25 centimes par unité. Cela s'est passé pendant la période de prohibition des polos et il fallait oser!
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6.Est physiquement incapable de parler de filles. Il ne peut pas.
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7. Chris Evan s'est moqué de lui sur le quai n°4 à la station de métro.Euston. Il présume que c'est parce qu'il était habillé en Spaceman. Sinon c'est très méchant Chris.
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8.A mangé un gâteau éponge Mr.Kipling en 20 secondes.
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9.A inventé le mot "jigalicious". Cela n'a pas mis le feu à la salle.
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10.N'arrive pas à épeler le mot "hjhidofsfi,jfjkkhsbcbuzndjs'hdj". La preuve.
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# Posté le vendredi 28 novembre 2008 15:46

Modifié le vendredi 28 novembre 2008 16:36

MARTIN

♥  MARTIN ♥
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Martin Skarendahl:
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1. Martin n'a pas de conscience.

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2. Il sait danser 7 langues.

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3. Il peut en parler 4.

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4. Ses autres prénoms sont Lars et Otto ('et' est la conjonction ici mais ne fait pas partie de ses autres prénoms).

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5. Ses yeux sont bleu acier.

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6. Il porte une barbe cuivrée qui est souvent confondu avec un véritable brasier.

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7. Il joue bien de beaucoup d'instruments.

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8. C'est un homme modéré.

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9. Il surpasse toutes les attentes.

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10. Il s'appelle Martin.

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# Posté le vendredi 28 novembre 2008 16:39

Modifié le vendredi 12 décembre 2008 16:03

WORRIED ABOUT RAY

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Depuis 34 ans, Reading en Angleterre est la capitale des Festivals rock. Pourtant, depuis toutes ces années, la ville du Berkshire au sud de l'Angleterre n'avait jamais su engendrer de formation digne de ce nom.
Grâce au power-trio rock Hoosiers, les choses sont heureusement en train de changer. A l'image de leur compatriote Razorlight, le groupe compte un suédois, le bassiste Martin Skarendahl. Et leur premier album « The Trick To Life » au style british inspiré de XTC, Cure et ELO a aujourd'hui très largement gagné le pari du buzz dans toute l'Europe continentale.
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Le 17 janvier dernier, Hoosiers donnait à la Maroquinerie son tout premier show en France. Nous y avons retrouvé nos trois complices : Irwin Sparks, Martin Skarendhal et Alfonso Sharland ; des petits gars qui ont souvent bien du mal à conserver leur sérieux. Mais que serait le rock sans ce nécessaire petit grain de folie ?

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« Irwin Sparks : Bonjour, je m'appelle Irwin, je viens de Reading, j'ai 12ans !
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Ça commence bien ! Bon question-test : votre ville, Reading est la capitale des festivals de rock depuis combien d'années ?
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I.S : Heu...30 ans, 26 ans ...je dirai 32 ans allez !
(NDR : en fait depuis 1971 soit 34 ans !)
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Alfonso Shalrland : Mais les six premières années, il était totalement underground.
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Vous devez être des habitués du festival de Reading ?
Vous vous souvenez de votre premier Reading ?

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I.S : On n'oublie jamais son premier festival de Reading. J'avais peut-être 19 ans et on a fait le mur car on était des locaux et qu'on connaissait tous les mecs engagés pour assurer la sécurité. On portait tous des brassards récupérés des autres années. Ensuite on s'est échangé des backstages pour faire rentrer tout le monde ; c'était une vraie opération commando. On a fait cela durant quelques années et ensuite on y est tous retourné avec des potes de fac tout un week-end, mais faut pas avoir peur de se salir.
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C'est ce côté boue et crade qui le rend si particulier ?
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I.S : C'est surtout la qualité de certaines performances qui ont vraiment su marquer les esprits ; comme le fameux concert de Nirvana en 92, lorsque Kurt Cobain est apparu dans un fauteuil roulant, poussé par le journaliste Everett True. Mais l'an passé, la météo était désastreuse, il y a carrément eu des inondations et tout ça. Et surtout depuis qu'il a été récupéré par Carling ce festival est devenu aussi sale qu'ultra capitaliste. Heureusement, c'est la dernière année de leur sponsoring.
Et il y a aujourd'hui nombre de jeunes festivals à la programmation bien plus originale qui émergent. Le festival Latitude et surtout la Secret Garden Party, par exemple qui est organisé par le propriétaire des champs qui n'a aucun compte à rendre à une société privée. Bien sûr il n'y a aucune grosse vedette, tous les agents le détestent car il ne programme que des tout petits groupes dont personne n'a jamais entendu parler. C'est d'ailleurs pour cela que nous avons la chance d'y jouer cette année !
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Un petit cours nécessaire de prononciation : Hoosiers se prononce HooZiers comme on dit AlfonZo ?
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I.S : AbZolument ! (rire)
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À part vous, il n'y a jamais eu aucun groupe qui émerge de Reading ?
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I.S : Temple Close et Pete and The Pirates, mais ils ne sont pas vraiment connus. Reading est célèbre pour son absence de célébrités. À part Ricky Gervais le producteur concepteur de la série comédie « the Office ».
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Donc vous avez toutes vos chances de devenir les premières rock célébrités locales de Reading ?
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I.S : C'est vrai c'est un grand moment de fierté et je mentirais si je disais que cela ne me rendait ni nerveux, ni excité. On représente vraiment le Royaume Unis, on est des gars du terroir et pourtant nous sommes partis toute une année vivre en Amérique, à Indianapolis. Puis à notre retour nous avons rencontré Martin qui vient de Suède. Il y a tant d'influences. Et maintenant nous vivons tous à Londres. On n'est plus vraiment un groupe de Reading désolé pour elle !
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En parlant d'Amérique, par quel miracle avez-vous pu décrocher une bourse pour aller faire du sport à l'Université d'Indianapolis ? Désolé Irwin, mais sauf ton respect tu n'as pas l'air si athlétique que ça !
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I.S : (rires) Deux mots : magie & noire !
Mais non, on a juste menti un peu.
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Et dans quelle discipline ?
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I.S : Le catch ...pour Alfonso et le basket pour moi. Non, allez vu ma taille plutôt jockey !
Non on a surtout prétendu être des champions de foot et comme les Américains ne connaissent rien au foot mais qu'ils savent par contre que nous autres Britanniques assurons comme des bêtes, il n'a pas été très dur de les convaincre. On jouait souvent et pas si mal, on s'est donc dit « si nous pouvons aller à l'université, cela nous laisse trois années de plus pour se concentrer sur le groupe. ». Et puis on rêvait d'en profiter pour tourner aux USA, sauf que le type qu'on avait choisi comme promoteur avait juste oublié de nous booker des concerts !
L'Amérique était si excitante à nos yeux, on a tout fait pour décrocher cette bourse. Alfonso jouait déjà dans une équipe semi-pro.
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A.S : En première division même avec Cristal Palace.
Et à Indianapolis, on jouait cinq jours par semaines et nous n'étions pas si mauvais comparé à tous ces Yankees qui n'avaient aucune expérience du foot.
Mais hélas j'ai été victime d'un accident et je me suis abîmé le genou.
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I.S : Et moi j'ai eu des crises d'asthme à cause de l'humidité ambiante.
On nous a mis très vite sur le banc de touche. Et tous les autres se demandaient pourquoi la fac avait décidé de financer ces deux angliches tocards qui restaient le cul posé sur le banc durant tous les matchs.
Heureusement qu'on avait particulièrement la cote auprès des filles...non là aussi c'est un mensonge, je dois l'avouer. De ce coté là aussi, nous sommes restés misérablement sur le banc de touche.
C'était une année douloureuse, mais qui a largement influencé le son de notre album. Et tandis que nous étions tous les deux en Indiana, Martin lui était dans un tout autre Indiana, n'est-ce pas Martin ?
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Martin Skarendahl : Oui j'étais dans un tout autre Indiana : l'Indiana Café, ici même à Paris, à la République, où je bossais barman !
Comment je les ai rencontrés ? Après m'être montré particulièrement maladroit dans l'art de servir les verres en France car mon Français n'était pas à la hauteur, j'ai décidé de déménager pour aller m'installer à Londres... où notre fascination mutuelle pour l'Indiana nous a rapproché.
J'avais déjà fait partie de groupes en Suède, mais par contre à Paris, je n'ai pas su me brancher sur votre scène rock, y'avait que des DJ ou des jazzeux autour de moi.
C'est d'ailleurs ce qui m'a poussé à m'installer à Londres.
Et avec Razorlight constitué à 50 % de suédois, je devenais du coup totalement « in »...je me suis dit que chaque groupe anglais devrait au moins avoir son Suédois !
C'était il y a quatre ans, Razorlight venait aussi de démarrer. On ne se connaît pas vraiment, mais la seule fois ou l'on s'est croisé, tu ne vas pas le croire, c'était un jour de semaine à la boutique Ikea de Londres. Ikea ? What else.
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Comment vous êtes vous rencontrés ?
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M.S : Moi j'étais stagiaire dans un petit studio dans l'est de Londres où je servais d'assistant ingé-son. Queen y avait enregistré son « Bohemian Rhapsody » dans les 70's mais il avait quelque peu périclité. C'était le studio de Trevor Horn ( NDR : légendaire producer des Buggles à FGTH en passant par ABC et Seal) où il avait aussi réalisé « Owner of a Lonely Heart » , le single du retour de Yes durant les 80's.
Un beau jour, ces deux-là sont arrivés au studio et ils cherchaient un troisième membre pour leur groupe. Mais ce qui nous a d'abord rapproché c'est notre passion commune pour les chaussures de boxe de marque Lonsdale.
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I.S : On était en studio lorsque notre bassiste sur un coup de tête a décidé qu'il n'aimait pas nos compositions. Il n'avait pas tout à fait tort, on faisait de la daube à l'époque. Et ce jour-là précisément, Martin faisait l'assistant. On cherchait désespérément un bassiste. Il nous a dit qu'il était guitariste, mais qu'il pouvait toujours s'essayer à la basse. Alors nous avons dit « okay ».
C'était en 2003.
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Vous partagez les mêmes influences musicales ?
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A.S : Au fil des années, à force de se faire écouter les uns aux autres nos groupes-fétiches respectifs, on finit effectivement par apprécier les mêmes groupes.
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Votre album sonne très british. Et vous êtes un trio, comme les Kinks et avec une nette influence XTC !
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A.S : On adore XTC, mais on n'a pas prémédité de sonner comme eux.
Mais c'est certain, nous les avons énormément écoutés.

I.S : XTC nous a tous influencé depuis le début du groupe. Mais sur cet album, peu de gens ont remarqué qu'il pouvait parfois sonner ainsi.
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Sur certaines chansons, vous sonnez un peu comme Cure ou les Housemartins. Et aussi comme des trucs 70's modèles Genesis ou Yes.
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A.S : Mon père et moi on est des fans massifs de Genesis, de tous leurs vieux disques.
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Il y a dix ans si l'on disait à un groupe anglais qu'il pouvait rappeler Genesis, c'était une insulte totale. Et aujourd'hui c'est devenu un compliment...c'est fou comme les modes passent !
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A.S : Musicalement, ils étaient fascinants. C'étaient des génies avec ces arrangements, ce qu'ils tentaient dans la musique était vraiment vertigineux.
« The Lamb Lies Down On Broadway » était un total chef d'œuvre. Incroyable.
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Votre hit « Goodbye Mr A » est un vrai mutant entre ELO et Cure ?
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A.S : Oui, c'est vrai nous sommes très influencé par ELO, the Cure, Supertramp même. On est très marqué par ces groupes qui ont un très fort impact mélodique.
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I.S : Quand on se fait écouter nos projets de chansons, il faut que quelque chose nous surprenne pour qu'on la retienne, c'est le critère majeur de sélection. Trouver quelque chose auquel tu ne t'attends vraiment pas.
Alors c'est vrai nous apprécions aussi énormément Modest Mouse, et Radiohead. Et l'essentiel, je crois c'est que lorsqu'on nous compare à tant de groupes, on est certains de ne pas être une photocopie exacte d'un autre groupe.
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Qu'évoquent tes textes ?
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I.S : Les textes sont sans doute ce qu'on prend le plus au sérieux dans ce groupe. Je ne voulais pas qu'on se limite à raconter qu'on fait la fête et qu'on se fracasse la tête comme tant de groupes du genre pop rock le pratiquent actuellement. Ce segment de marché me paraît bien saturé. Nous on veut faire une pop qui soit accessible mais qui tende aussi vers un idéal que nous voulons atteindre. C'est vrai : nous cherchons des réponses aux nombreuses questions que nous pouvons nous poser. Alors nos textes évoquent parfois des solutions ou au contraire toutes les conséquences que cela peut avoir lorsqu'on ne parvient pas à les trouver. Et même de notre échec en Amérique qui nous a poussés à rechercher comme une sorte de Rédemption dans le rock...
Tout cela se retrouve dans notre écriture. Je suppose que des chansons comme « Killer » et « Worst Case Scenario » ont l'air joyeuses. Et « Worry About Ray » sur la surface paraît aussi enjouée, mais c'est une chanson sur la parano aigüe, sur l'angoisse d'être impuissant à sauver quelqu'un que tu aimes vraiment. Et tu sais que si quelque chose de grave advient à cet être aimé tu vas énormément souffrir. Ton amour te rend donc vulnérable. C'est angoissant. Et pourtant, juste en l'écoutant, ça a l'air plutôt fun.
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A.S : Certains groupes comme XTC, les Talking Heads ou les Flaming Lips, si tu retranscris mot à mot leurs textes, ils n'ont pas le même sens que replacés dans le contexte de leur musique. Le coté narratif évident s'use trop facilement au fil des écoutes, sauf si leur interprétation parvient à leur offrir d'autres sens.
Ceux qui écoutent notre album ont ainsi souvent le choix entre plusieurs manières d'interpréter ce que nous chantons. Chacun peut y trouver ainsi son propre sens.
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I.S : C'est comme « Goodbye Mister A », certains ont imaginé qu'elle incarnait la chanson de rupture idéale lorsqu'une fille veut plaquer un garçon qui l'a vraiment trahi.
Arthur Miller a cette référence sur « la mort du commis voyageur » qui est en fait une métaphore pour évoquer le rêve Américain qui se brise peu à peu. C'est un peu ce qu'on a cherché à faire avec nos chansons. Elles ont un sens très personnel comme « Ray », le fils unique de ces parents toujours inquiets à son sujet, et qu'on traduit par : quiconque s'inquiétant pour quelqu'un qu'il aime vraiment.
Et la métaphore de « Mister A » c'est l'homme qui en savait trop, celui qui ne peut s'intéresser aux gens tant il est obsédé par les faits et les chiffres. Il a toujours une réponse cohérente à chaque question, mais la vie ne peut être aussi simple. Nul ne possède à lui seul toutes les réponses. »
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SOURCE : *
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# Posté le samedi 22 novembre 2008 08:22

Modifié le vendredi 12 décembre 2008 16:26